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QUOI

Appel à participation pour la conférence des doctorant.es de la AFHMT – Association Française pour l’Histoire des Mondes du Travail.

Cette année, la journée d’études portera sur le thème “La crise du travail, le travail en crise(s)“.

QUAND ET OU

La conférence se déroulera au Centre d’histoire sociale (Centre Malher), 9 rue Malher, Paris 75004 le samedi 7 avril 2019.

SUJET

Pour leur rendez-vous annuel, les doctorant.e.s de l’AFHMT proposent de questionner la notion de crise au prisme du travail.

Depuis les années 1970, la crise sature les discours médiatiques et s’est inscrite durablement dans les représentations, comme dans l’agenda politique. Désignée comme une rupture dans un système ou un cycle jusque-là marqué par la continuité, son étymologie renvoie à un moment critique devant pousser à l’action et à la décision. Ce trouble dans le temps intéresse particulièrement les historien.ne.s qui restituent les mécanismes d’une « conscience de crise 1» à l’œuvre dans de nombreux domaines de la société.

Le travail, instance majeure de socialisation, est un catalyseur des crises. Les transformations de l’entreprise ou de l’organisation du travail ont en ce sens conduit à parler d’une « crise du travail » qui se décline sur de nouveaux processus de production mettant à l’épreuve les rapports des travailleur.euse.s à leur travail. Largement utilisée dans les analyses scientifiques comme médiatiques, les contours de cette expression restent à préciser : les communications pourront ainsi la questionner et mettre en exergue ses enjeux à toutes les époques de l’histoire.

Plurielles, les crises permettent d’envisager les grandes mutations du travail en général à toutes les périodes historiques, ou plus spécifiquement du salariat à l’époque contemporaine, entre externalisation et tertiarisation, féminisation et précarisation. C’est pourquoi le déploiement des crises est perceptible à toutes les échelles du travail (sur les économies internationales, nationales, les secteurs d’activité, les bassins, les entreprises, les corps intermédiaires, les corporations et les individus), mais il peut également lui-même être le déclencheur de crises sociales et politiques.

A l’inverse, la raréfaction de l’emploi, le chômage et la désindustrialisation montrent que les crises sont aussi des phénomènes exogènes venant déstabiliser le travail, ses relations sociales et l’identité de ses protagonistes.

Par leur rapport au temps et leur caractère globalisant, les crises invitent donc à penser les ruptures du travail, les failles dans son organisation, les contestations de son ordre. À ce titre, les crises ne sont pas uniquement un affaiblissement de celles et ceux qui travaillent, mais aussi un moteur de changement, un horizon à dépasser produisant des pratiques et des discours spécifiques.

Dans l’esprit ayant présidé aux précédentes journées d’études, nous souhaitons donner à voir un ensemble de travaux, dont les spectres chronologiques, thématiques, spatiaux et disciplinaires sont délibérément ouverts. Ils reflèteront ainsi la diversité des situations professionnelles, et ouvriront un débat scientifique et méthodologique.

ECHEANCE ET CANDIDATURE

Les propositions (moins de 5000 signes) sont à envoyer avant le 15 février 2019 à Romain Castellesi (romain.castellesi@gmail.com), Amandine Tabutaud (amandine.tabutaud@orange.fr) et Adeline Blaszkiewicz (blaszkiewicz.adeline@gmail.com). Voir ici pour plus de détails.


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